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Etude rupture apprentissage

Lausanne Région a entamé, en 1998, une grande réflexion sur la rupture des contrats d'apprentissage.  Cette situation touchait plus de 11% des apprentis dans le canton de Vaud.  Il en résulte une étude très intéressante menée en 1999 qui a permis d'identifier plusieurs problèmes et proposer une série de solutions.

Consultez:
Etude sur les ruptures d'apprentissage (1999)

Problèmes mis en évidence par l'étude :

  • A la diversité et le nombre d'intervenants, s'ajoute le fait qu'aucune collaboration n'a été institutionnalisée.
  • Les intervenants n'agissent, pour la plupart, que sur sollicitation du jeune.
  • Il n'existe pas, ou peu, d'interface entre l'employeur et l'école professionnelle. Les intervenants scolaires ne sont pas légitimés pour agir hors du cadre  scolaire.  Les intervenants professionnels (maître d'apprentissage ou commissaire professionnel) ne sont pas non plus légitimés pour intervenir auprès des centres professionnels.
  • Il n'existe pas de procédure systématique lorsque des signes avant-coureurs apparaissent et les intervenants manquent de moyens (limite d'intervention) pour résoudre les conflits.
  • Un seul bilan scolaire, en fin de première année, est effectué systématiquement. Le Service de formation professionnelle (SFP) propose un rapport de formation qui n'est pas obligatoirement utilisé. Certaines entreprises ont aussi établi leurs propres rapports de formation.
  • Les jeunes ne sont pas, ou peu, informés sur les ressources et structures auxquelles ils pourraient recourir en cas de difficulté.

Quelques solutions proposées par l'étude de Lausanne Région :

Pour détecter le plus tôt possible les difficultés rencontrées par les jeunes en formation, il est primordial de mettre en place des structures et des procédures systématiques d'encadrement pour les apprentis.

La COREL (aujourd'hui appelée "Lausanne Région") propose la création d'un projet pilote qui consiste à créer une "EQUIPE APPRENTIS" qui servirait d'interface entre les jeunes et tous les autres intervenants (employeur, école, parents) pour assurer l'appui et le suivi des jeunes en difficultés.

L'association se propose également de mettre sur pied une "HOT LINE" à disposition des apprentis, de leur famille, des maîtres d'apprentissage, des employeurs, des enseignants aussi bien qu'aux autres professionnels. Cette ligne téléphonique pourrait être mise en place par l'Equipe apprentis sus-mentionnée.

Une brochure devrait être éditée, avec l'appui du SFP, à l'attention des intervenants et des apprentis, mentionnant tous les services et structures à leur disposition pendant un apprentissage, ou en cas de difficultés.

Il s'agit aussi de prévenir les problèmes de rupture dès la signature du contrat d'apprentissage, par l'insertion d'un paragraphe à ce sujet.

Deux propositions émises par l'étude sont aujourd'hui mises en oeuvre

1. Tout d'abord, l'Equipe apprentis (Conseillers aux apprentis) a été mise en place, avec succès.  Elle est aujourd'hui structurée sous forme d'association "Transition Ecole Métier" (TEM). Cette équipe de conseillers a fait ses preuves car plusieurs centaines de ruptures de contrat d’apprentissage ont pu être évitées.

2. Lausanne Région, à l'époque COREL, a donc décidé de créer, plutôt qu'une brochure, un site web www.kiftontaf.ch.  Ce dernier apporte une foule d’informations aux adolescents, aussi bien au sujet de la formation, que des problèmes d’apprentissage, des conditions d'obtention des bourses,  des questions de santé, etc.  Ce site rencontre du reste un grand succès.

Contact: mail(at)lausanneregion.ch